"Moi, je me pique de le savoir" répondra ce dernier sur l'air des cactus, pour peu qu'il se prénomme Jacques (hu, hu, hu).

© Renan LEVAILLANT

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Par cette frappante question, notre volatile dénonce l'immense majorité des promeneurs sylvestres, qui ne savent baptiser les différents
oiseaux grimpeurs autrement que par le standard "pivert". C'est par trop réducteur. Vous vous imaginez, vous, nommer "chat" tout
représentant des félins ? Si oui, allez donc faire un tour dans la fosse aux tigres du zoo de Vincennes, muni d'une boîte de Ronron, et
revenez m'en parler (si vous pouvez).
Le Pic vert est le membre le plus connu de l'ordre des piciformes, ces oiseaux qui entretiennent leur santé en pratiquant la natation...
[blanc]... mais naann, j'rigole. C'était pour voir si vous suiviez. Les piciformes sont des oiseaux piqueurs, évidemment. Ils piquent pour
creuser leur logis, pour se nourrir ou pour draguer (en étant bref sur les fonctions du piquage).
Au sein de l'ordre un peu hétéroclite des piciformes, intéressons-nous aux picidés, la famille des pics. Ces oiseaux ont une morphologie commune très caractéristique : aptitude à grimper grâce à des doigts en opposition (4 sauf avis contraire, voir plus loin), de robustes plumes caudales (c'est sur la queue) pour s'appuyer au tronc, un bec-marteau-piqueur et une langue interminable permettant, telle celle du caméléon, de harponner les larves et les insectes se croyant bien à l'abri sous l'écorce (les naïfs).

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Seul le Torcol fourmillier fait figure d'excentrique de la famille avec son bec beaucoup plus court, sa queue molle ne pouvant servir
d'appui et son plumage dans les teintes brunes avec de jolis motifs. Vous noterez la qualité imagée de cette description qui me dispense de
vous fournir un dessin.
Je n'ai pas achevé ma remontrance envers les ignares qui voient du "pivert" partout. D'autres oiseaux qui ne sont mêmes pas des pics se voient affublés du titre de piverts sous prétexte qu'ils ont le malheur d'aimer aussi la grimpette. Citons en premier lieu la Sittelle torchepot (ci-dessous), hôte commun de nos jardins mais que le grand public ignore superbement (voir l'article sur la question ). Signalons itou les grimpereaux (des bois ou des jardins), au plumage brun et au bec recourbé caractéristique.

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Cet article touchant à sa fin, chantons en coeur, sur l'air des lampions, à destination des lecteurs enfin éclairés (d'où les lampions) :
Pic et pic et colégram
Je ne suis plus un quidam
Quand je récite à la dame
Les espèces qui grimpent aux arbres
(la dernière rime est un drame)
Ham, stram, gram.
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Renan LEVAILLANT est aussi l'auteur de Pouyo et les oiseaux








